Comment développer sa visibilité sur LinkedIn sans s’épuiser

Découvrez pourquoi il est important de choisir des canaux de communication qui nous conviennent plutôt que de vouloir être présent sur toutes les plateformes

On entend souvent qu’il faut être partout… Publier sur LinkedIn tous les jours, alimenter Instagram, envoyer une newsletter chaque semaine, lancer un podcast, écrire des articles de blog, filmer des vidéos… À écouter certains experts, il faudrait presque multiplier les journées pour réussir à développer sa visibilité.

Au fil de mon parcours d’entrepreneure et de consultante en marketing, j’ai appris qu’une stratégie de communication ne se mesure pas au nombre de plateformes sur lesquelles on est présent. Elle se mesure à sa capacité à durer, à créer du lien et, surtout, à produire des résultats.

C’est précisément ce dont nous avons parlé avec Natalia lors de cette interview.

Nous avons échangé autour de LinkedIn, bien sûr, mais aussi de création de contenu, de marketing, de personal branding, de newsletter, d’organisation… et même de cette petite voix qui nous accompagne souvent au moment de cliquer sur “Publier”, parce que oui, même après des années d’expérience, elle est toujours là.

Au fil de cette conversation, une idée est revenue plusieurs fois : il n’existe pas de stratégie universelle. Ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionnera pas forcément pour une autre. L’important n’est pas de copier une méthode, mais de construire une communication qui corresponde à sa personnalité, à ses objectifs… et à son quotidien.

Pourquoi j’ai choisi de miser sur LinkedIn

Quand on me demande sur quels réseaux sociaux il faut être présent, je ne commence jamais par parler des plateformes, je parle d’abord d’énergie.

Au fond, notre temps est limité. Chaque heure passée à créer du contenu est une heure que l’on ne consacre ni à ses clients, ni au développement de son entreprise. Autant investir cette énergie là où elle aura le plus d’impact.

Mieux vaut un canal bien exploité que cinq abandonnés en cours de route

Pendant longtemps, je n’avais même pas de compte Instagram, parce que je n’en ressentais pas le besoin.

Puis un client m’a lancé un défi. Il m’a expliqué que ses propres clients iraient naturellement chercher mon profil sur Instagram avant de travailler avec moi. Il fallait donc que j’y sois présente.

Au début, j’étais un peu réticente, mais au final, j’ai accepté.

En quelques semaines, j’ai créé un compte qui “ressemblait à quelque chose”, comme il me l’avait demandé. Mais j’ai posé une condition : Instagram ne devait jamais prendre la place de LinkedIn.

Pourquoi ? 

  • Parce que je savais déjà où se trouvait mon audience. 
  • Je savais aussi où je prenais du plaisir à créer du contenu.

Ce choix peut sembler évident avec le recul, mais il va à contre-courant de ce que beaucoup d’entrepreneurs font aujourd’hui.

Par peur de manquer une opportunité, ils ouvrent un compte sur chaque réseau. Ils essaient de tout alimenter en même temps… jusqu’à finir par ne plus savoir où donner de la tête.

À vouloir être partout, ils deviennent souvent visibles nulle part.

À l’inverse, j’ai préféré concentrer mon énergie sur un seul canal et apprendre à l’exploiter pleinement.

Avec le temps, ce choix s’est révélé particulièrement rentable. Aujourd’hui, LinkedIn génère près d’un tiers de mon chiffre d’affaires.

C’est un indicateur que je suis attentivement.

Une stratégie ne vaut que si l’on mesure ses résultats

Lorsque je raconte que je consacre environ deux heures par jour à LinkedIn, la réaction est souvent la même.

“Deux heures ? C’est énorme !”

Oui, c’est vrai. Mais cette information n’a finalement que très peu d’intérêt si on ne la remet pas dans son contexte.

Ces deux heures ne consistent pas uniquement à publier un post : Je réponds aux commentaires, j’échange avec d’autres créateurs de contenu, je lis, je m’inspire, je nourris des relations professionnelles qui, bien souvent, finissent par déboucher sur des collaborations ou des missions.

Autrement dit, ce temps n’est pas une dépense, mais un investissement. Et comme tout investissement, il mérite d’être évalué.

Si LinkedIn ne m’apportait aucun résultat, je n’aurais aucun mal à revoir complètement ma stratégie.

C’est probablement l’un des réflexes que le marketing m’a appris au fil des années : arrêter de fonctionner à l’intuition seule.

Les chiffres ne prennent jamais les décisions à notre place, mais ils permettent de savoir si l’on avance dans la bonne direction.

Publier tous les jours : une bonne idée… ou pas ?

S’il y a bien un sujet qui fait régulièrement débat sur LinkedIn, c’est celui de la fréquence de publication.

-> Certains affirment qu’il faut publier tous les jours.

-> D’autres expliquent que deux publications par semaine suffisent largement.

La réalité est beaucoup moins tranchée.

Il n’existe pas de fréquence idéale

Oui, aujourd’hui, je publie chaque jour. Mais cela ne signifie absolument pas que je le recommande à tout le monde.

D’ailleurs, je connais de nombreux créateurs de contenu qui publient seulement deux ou trois fois par semaine et obtiennent d’excellents résultats, parce qu’ils ont trouvé un rythme qui leur ressemble.

Une stratégie de contenu ne devrait jamais devenir une source de stress permanente.

Si publier quotidiennement vous épuise au bout de trois semaines, ce n’est probablement pas la bonne stratégie pour vous.

À l’inverse, si deux publications hebdomadaires vous permettent de rester régulier pendant plusieurs années, vous avez sans doute trouvé votre rythme.

Et, sur la durée, la régularité finit presque toujours par l’emporter sur l’intensité.

Le plaisir reste le meilleur carburant

Il y a une raison très simple pour laquelle je continue à publier aussi régulièrement : 

  • J’aime écrire.
  • J’aime observer ce qui m’entoure.
  • Faire des parallèles avec le marketing.
  • Raconter une anecdote.
  • Partager une réflexion née d’une discussion avec un client ou d’une scène du quotidien.

Un contenu écrit uniquement pour “nourrir l’algorithme” n’a pas la même saveur qu’un contenu porté par une véritable envie de transmettre.

Les lecteurs le perçoivent immédiatement.

À l’heure où l’intelligence artificielle permet de produire des textes en quelques secondes, cette authenticité devient même l’un des meilleurs moyens de se différencier.

Les outils peuvent écrire, mais ils ne peuvent pas raconter votre parcours, vos doutes, vos expériences ou votre manière bien à vous de voir le monde. Et c’est précisément ce qui crée une relation avec ceux qui vous lisent.

C’est sans doute l’une des plus belles leçons de cette conversation : avant de chercher la stratégie parfaite, cherchez d’abord celle qui vous donnera encore envie de publier dans un an.

Le marketing ne se résume pas aux réseaux sociaux

Le mot “marketing” est probablement l’un des plus mal compris du monde de l’entreprise.

Pour certains, il évoque immédiatement la publicité, tandis que pour d’autres, il se résume aux réseaux sociaux, aux campagnes d’e-mailing ou encore aux publicités Google.

Le marketing commence par une question simple : de quoi vos clients ont-ils réellement besoin ?

Lorsque l’on parle de marketing, on pense souvent aux actions visibles : communiquer, vendre, attirer des prospects ou développer sa notoriété, alors que ce ne sont que les dernières étapes du processus.

Le véritable travail du marketing consiste d’abord à comprendre les personnes à qui l’on s’adresse.

  • Quels sont leurs besoins ?
  • Quelles difficultés rencontrent-elles ?
  • Qu’attendent-elles vraiment d’un produit ou d’un service ?

C’est à partir de ces réponses que tout le reste se construit.

Une offre pertinente ne naît pas d’une bonne idée sortie de nulle part, mais d’une compréhension fine de son marché.

C’est ensuite seulement que viennent le positionnement, la proposition de valeur, le prix, la rentabilité, l’identité de marque ou encore la manière de commercialiser cette offre.

Autrement dit, le marketing ne consiste pas simplement à mieux vendre. Il consiste d’abord à créer quelque chose qui mérite d’être vendu.

Et c’est précisément cette vision globale qui est parfois oubliée lorsque l’on réduit le marketing à quelques actions de communication.

Le marketing et la communication : deux métiers différents… mais inséparables

Au cours de notre échange, nous avons également abordé une confusion que l’on retrouve très souvent chez les entrepreneurs.

  • Où s’arrête le marketing ?
  • Où commence la communication ?

La communication donne de la visibilité à une entreprise.

Et le marketing construit les fondations sur lesquelles cette communication va s’appuyer.

Sans stratégie marketing, la communication risque de mettre en avant une offre mal définie, mal positionnée ou qui ne répond pas réellement aux attentes du marché.

À l’inverse, un excellent travail marketing restera souvent invisible s’il n’est jamais porté par une communication cohérente.

Les deux disciplines avancent donc main dans la main.

Cette complémentarité est d’ailleurs particulièrement visible dans les petites entreprises, où les frontières entre les métiers deviennent naturellement plus souples.

Un consultant en marketing peut progressivement développer une expertise en SEO ou en stratégie LinkedIn. De la même manière, un professionnel de la communication est souvent amené à travailler sur le positionnement, le discours de marque ou la connaissance des cibles.

Finalement, les étiquettes importent moins que la capacité à répondre aux besoins de ses clients.

Une carrière qui continue d’évoluer

Il y a une idée que j’aime particulièrement dans ce métier : on n’a jamais fini d’apprendre.

Même après vingt-cinq ans de marketing, je continue à découvrir de nouveaux sujets, à me former et à faire évoluer mon activité.

C’est probablement ce qui rend ce métier aussi passionnant.

Les compétences se construisent aussi sur le terrain

Lorsque j’ai commencé ma carrière, certaines expertises n’existaient tout simplement pas.

Le SEO, les algorithmes des réseaux sociaux, le personal branding ou encore les stratégies de contenu n’occupaient pas la place qu’ils ont aujourd’hui.

Comme beaucoup de professionnels, j’ai donc appris en avançant : par curiosité d’abord, par nécessité ensuite.

Je me suis progressivement intéressée au référencement naturel, à la manière dont les moteurs de recherche analysent les contenus et à tout ce qui influence la visibilité d’une entreprise sur Internet.

Cette curiosité m’a finalement conduite à développer une véritable expertise dans ce domaine et à créer une agence spécialisée.

C’est un bon rappel que nos métiers évoluent en même temps que les usages, les technologies… et notre propre envie d’explorer de nouveaux territoires.

Les meilleures opportunités naissent souvent de ce que l’on fait déjà

Il arrive aussi que certaines prestations voient le jour sans avoir été prévues.

Des personnes me contactent parfois pour les accompagner sur leur stratégie LinkedIn. Pourtant, ce n’est pas le cœur historique de mon activité.

Simplement, elles observent ma manière de communiquer, apprécient ce que je partage et se disent que je pourrais les aider à obtenir des résultats similaires.

Cela montre qu’une communication régulière ne sert pas uniquement à gagner en visibilité.

Elle permet aussi de révéler des compétences que les autres n’auraient peut-être jamais identifiées autrement.

Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il faut accepter toutes les demandes.

En revanche, cela rappelle qu’un parcours professionnel n’est jamais une ligne droite.

Nos expériences s’accumulent, nos compétences se complètent et, avec le temps, notre activité évolue presque naturellement.

Finalement, c’est peut-être l’un des plus beaux avantages de l’entrepreneuriat : avoir la liberté de faire évoluer son métier au rythme de sa curiosité.

Une communication qui ressemble à celle qui la porte

S’il y a une chose que j’ai apprise avec les années, c’est qu’il n’existe pas une seule bonne manière de créer du contenu. 

Il existe surtout une manière qui nous ressemble. Et c’est probablement celle qui fonctionne le mieux sur le long terme.

  • Certaines personnes adorent planifier leurs publications plusieurs semaines à l’avance.
  • D’autres préfèrent travailler par lots, programmer leurs contenus et ne plus y penser.
  • De mon côté, j’ai choisi une approche beaucoup plus spontanée. J’aime écrire en fonction de ce que j’ai vécu dans la journée.

Une conversation avec un client, une vitrine croisée dans la rue, une erreur marketing observée en faisant mes courses… tout peut devenir le point de départ d’une réflexion.

Cette liberté nourrit ma créativité.

Elle m’évite aussi d’avoir le sentiment de produire du contenu uniquement parce que mon calendrier me dit qu’il est temps de publier.

Cela ne veut pas dire que je travaille sans organisation. J’ai toujours une liste d’idées à portée de main.

Je note une phrase, une anecdote, une question que l’on me pose souvent. Et lorsque l’inspiration se fait plus discrète, je vais simplement y piocher.

Au fond, chacun finit par construire son propre système.

L’important est qu’il vous donne encore envie de prendre la parole demain.

Construire un écosystème de contenu plutôt que multiplier les plateformes

Lorsque l’on parle de visibilité, la tentation est souvent la même : ajouter un nouveau canal de communication : 

  • Un podcast.
  • Une chaîne YouTube.
  • Une newsletter.
  • Instagram.
  • TikTok.

Comme si chaque nouvelle plateforme allait automatiquement apporter davantage de clients.

En réalité, ce n’est pas le nombre de canaux qui fait la différence, mais la cohérence de l’ensemble.

Une stratégie de contenu doit d’abord être réaliste

Aujourd’hui, ma communication repose essentiellement sur deux piliers : LinkedIn et ma newsletter.

Bien sûr, il y a aussi mon site internet, quelques articles de blog, des conférences ou des interventions. Mais, au quotidien, ce sont ces deux leviers qui concentrent l’essentiel de mon énergie.

Et ce n’est pas un hasard. Chaque nouveau canal demande du temps.

Il faut produire du contenu, échanger avec sa communauté, répondre aux commentaires, analyser les résultats… À un moment donné, la journée n’est tout simplement pas extensible.

C’est pourquoi je préfère faire moins de choses, mais les faire vraiment bien.

Cette approche demande parfois de renoncer à certaines opportunités.

Par exemple, j’aime énormément le format podcast. Je trouve que c’est un formidable moyen de transmettre des idées avec davantage de nuances et de proximité. Pour autant, je ne me suis jamais lancée.

Non pas parce que je n’en ai pas envie, mais parce que je refuse de sacrifier ce qui fonctionne déjà.

Lorsque LinkedIn représente près d’un tiers de son chiffre d’affaires, il serait dommage de délaisser ce canal au profit d’un nouveau projet simplement parce qu’il est tendance.

Chaque décision doit rester cohérente avec les objectifs que l’on poursuit.

Une newsletter permet d’aller beaucoup plus loin

Si LinkedIn est devenu mon canal de visibilité, ma newsletter est, elle, devenue un espace d’approfondissement.

Les deux ne jouent pas le même rôle : 

Sur LinkedIn, je partage une idée, une anecdote, une réflexion ou un retour d’expérience.

Le format est court. Il doit capter l’attention rapidement.

Dans une newsletter, en revanche, je peux prendre le temps, expliquer un raisonnement, développer une méthode, montrer les coulisses de mon travail.

Pendant plusieurs années, j’ai d’ailleurs rédigé de longues études de cas très détaillées. Elles demandaient parfois plusieurs heures de rédaction et une validation de la part de mes clients avant leur publication.

Le résultat était riche, mais le rythme est rapidement devenu difficile à tenir.

J’ai donc décidé de repenser complètement ce format.

Aujourd’hui, ma newsletter s’appelle Dans la tête d’une marketeuse.

L’idée est d’inviter les lecteurs à suivre mon raisonnement face à une problématique marketing réelle.

  • Comment j’analyse une situation.
  • Pourquoi je pose certaines questions.
  • Quels éléments attirent mon attention.
  • Quelles pistes j’explore avant de proposer une solution.

En somme, je partage une façon de réfléchir. Et c’est souvent ce qui intéresse le plus les entrepreneurs.

Montrer sa méthode crée davantage de confiance que donner des recettes

Beaucoup de créateurs de contenu cherchent à délivrer toujours plus de conseils. C’est utile, mais ce n’est pas forcément ce qui crée le plus de confiance.

Les personnes qui envisagent de travailler avec vous veulent surtout comprendre : 

  • Comment vous pensez.
  • Comment vous abordez un problème.
  • Comment vous prenez une décision.
  • Comment vous construisez une stratégie.

C’est exactement ce que permet une newsletter.

À travers des exemples concrets, des situations vécues ou des cas clients anonymisés, elle montre bien davantage qu’un simple savoir-faire. Elle révèle une manière de travailler. Et c’est souvent cette méthode qui fait la différence.

Tout votre contenu n’a pas besoin d’être nouveau

Il existe une autre idée reçue qui pousse de nombreux entrepreneurs à s’épuiser : croire qu’il faut constamment inventer de nouveaux sujets.

En réalité, un même thème peut vivre sur plusieurs supports. Et c’est même souvent une excellente stratégie.

Un sujet peut exister sous plusieurs formats

Prenons un exemple : une réflexion née lors d’un rendez-vous client peut d’abord devenir un post LinkedIn.

Quelques jours plus tard, cette même idée peut être développée dans une newsletter.

Puis, si le sujet mérite d’être approfondi, elle pourra faire l’objet d’un article de blog, d’une conférence ou d’une vidéo.

Le sujet reste le même. C’est simplement l’angle et le niveau de profondeur qui évoluent.

Cette logique présente un double avantage.

-> D’abord, elle permet de gagner un temps précieux.

-> Ensuite, elle renforce la cohérence de votre communication.

Votre audience retrouve les mêmes idées, mais sous différentes formes.

Petit à petit, votre expertise devient plus lisible et plus mémorable.

La communication est un écosystème

J’aime beaucoup cette image. Chaque canal nourrit les autres.

LinkedIn attire de nouveaux abonnés vers la newsletter.

  • La newsletter approfondit les sujets abordés sur LinkedIn.
  • Le site internet rassure les prospects qui souhaitent en savoir davantage.
  • Les conférences créent de nouveaux contacts qui, ensuite, s’abonnent à LinkedIn.

C’est précisément cette complémentarité qui rend une stratégie durable.

À l’inverse, considérer chaque canal comme un projet totalement indépendant demande une énergie considérable.

On finit par devoir créer cinq contenus différents chaque semaine.

À long terme, peu d’entrepreneurs peuvent maintenir ce rythme.

Construire un écosystème permet au contraire de faire circuler une même idée entre plusieurs supports, sans jamais avoir l’impression de repartir de zéro.

La meilleure stratégie reste celle que vous pourrez tenir dans le temps

Au fond, cette conversation nous ramène toujours au même point.

La communication n’est pas une compétition.

Il ne s’agit pas d’être présent sur le plus grand nombre de plateformes.

Ni de publier davantage que les autres.

Il s’agit de construire un système que l’on est capable de faire vivre mois après mois.

Certaines personnes seront parfaitement heureuses avec une newsletter mensuelle.

D’autres préféreront publier chaque jour sur LinkedIn.

D’autres encore miseront tout sur la vidéo ou le podcast.

Aucune de ces stratégies n’est meilleure qu’une autre.

La seule véritable erreur serait de construire une communication qui nous épuise. Car lorsqu’on perd le plaisir de créer, la régularité disparaît rapidement. Et sans régularité, il devient très difficile de construire une visibilité durable.

Les points à retenir de cette interview

Il n’existe pas de recette miracle pour développer sa visibilité. En revanche, il existe des principes qui, eux, traversent le temps.

Le premier est sans doute le plus important : choisissez votre stratégie plutôt que de suivre celle des autres. Ce n’est pas parce qu’une personne publie tous les jours sur LinkedIn ou anime un podcast qu’il faut faire la même chose. Une bonne stratégie est avant tout une stratégie que l’on est capable de tenir dans la durée.

Le deuxième enseignement est qu’il vaut mieux concentrer son énergie sur quelques canaux que de vouloir être partout. En maîtrisant parfaitement un ou deux leviers, il est possible de construire une visibilité solide, cohérente et durable.

Cette interview rappelle également que le marketing ne se résume pas à la communication. Avant de parler de visibilité, de réseaux sociaux ou de création de contenu, il faut comprendre son marché, définir son positionnement et construire une offre qui répond réellement aux besoins de ses clients. La communication vient ensuite donner de l’écho à ce travail de fond.

Autre point essentiel : mesurer ce que l’on fait. Les intuitions sont précieuses, mais elles gagnent toujours à être confrontées aux chiffres. C’est en analysant ses résultats que l’on sait où investir son temps et son énergie.

Enfin, il y a un élément qui revient tout au long de notre échange : le plaisir.

  • Le plaisir d’écrire.
  • Le plaisir de transmettre.
  • Le plaisir d’échanger avec sa communauté.

Parce qu’une communication qui devient une contrainte finit presque toujours par s’essouffler.

À l’inverse, lorsqu’elle s’appuie sur ce qui nous anime profondément, elle devient beaucoup plus naturelle… et souvent beaucoup plus efficace.

Oser prendre la parole

S’il fallait retenir une dernière idée de cette interview, ce serait probablement : oser.

  • Oser publier, même si le post n’est pas parfait.
  • Oser partager une idée, même si elle ne fera peut-être pas l’unanimité.
  • Oser montrer son expertise, même lorsque le syndrome de l’imposteur ou la peur du regard des autres se manifestent.

Car nous avons tous ces doutes. Même après des années d’expérience, ils sont encore là.

La différence ne réside pas dans l’absence de peur. Elle réside dans la capacité à agir malgré cette peur. Et c’est sans doute ce qui résume le mieux toute cette conversation.

Construire sa visibilité est avant tout une question de régularité, d’authenticité… et de courage.

Une citation qui résume toute une vision du marketing

“Un bon marketeur doit être à la fois poète et paysan.”

Une phrase transmise par l’un de mes anciens responsables chez L’Oréal.

Être poète, c’est garder la tête dans les étoiles : imaginer, créer, innover, raconter des histoires et donner envie.

Être paysan, c’est garder les pieds sur terre : analyser, mesurer, observer les chiffres et prendre des décisions fondées sur des faits.

Entre intuition et données, créativité et rigueur, émotion et analyse… c’est précisément dans cet équilibre que se construit un marketing efficace.

Et si nous restions en contact ? 

Si cet épisode vous a plu, si ma vision du marketing vous parle, je serai très heureuse de vous retrouver et d’échanger sur Linkedin, où je publie quotidiennement des posts liés au marketing, à la compréhension du consommateur, à l’acquisition ou à la vie entrepreneuriale en général.

J’ai aussi une newsletter spécialement dédiée au marketing, où je rédige chaque semaine des cas pratiques de mon quotidien dans le marketing avec les problématiques que je résous pour mes clients,  indépendants ou entreprises que j’accompagne dans leur stratégie marketing. Découvrez ici mes éditions  “Dans la tête d’une marketeuse”.  

On se retrouve de l’autre côté ? 

Merci de votre lecture,

Sacheen 🌞

Sacheen Sierro

Sacheen Sierro

Stratège marketing et consultante, spécialiste de la croissance de chiffre d’affaires des entreprises depuis 25 ans

Envie de passer quelques minutes
dans la tête d’une marketeuse ?

Abonnez-vous à ma newsletter de cas pratiques marketing dans mon quotidien de consultante marketing.
Chaque semaine, des conseils dans votre boîte mail