Mes 20 leçons en 20 ans de marketing

Photo de Sacheen Sierro pour fêter 20 ans de leçon marketing et comprendre l'évolution des metiers de marketing

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En entrant dans la vie professionnelle, j’avais la tête remplie de toutes les théories apprises au fil de mes études, de mes lectures. Avec à la fois l’impertinente impression de déjà maîtriser le métier qui m’attendait… et en même temps pétrie d’inquiétudes : saurai-je y arriver, être à la hauteur ? Ai-je choisi le bon métier, celui à travers lequel je pourrai m’épanouir ? Serai-je capable de sortir du lot, de gravir les échelons ? Au début, on ne sait pas. Après 20 ans, on en tire de belles leçons. Je suis heureuse de vous les partager aujourd’hui…

Mes premiers pas en marketing, c’était il y a pile 20 ans. En mai 2000, je poussais la porte de la rue Michel-Roset, à Genève, siège de L’Oréal Suisse SA.

Les années ont passé, mon métier a évolué. Je pense d’ailleurs que peu de métiers ont été aussi chamboulés que le mien. J’ai commencé à une époque où internet commençait à peine à émerger. Le mot réseau social n’existait même pas. Si si, croyez-moi : pas de Facebook, pas d’Instagram, pas d’algorithme, pas de Google. J’ose à peine avouer que mes premières présentations se faisaient sur rétroprojecteur, sans beamer, ni powerpoint. Rien que d’y penser, j’ai du mal à arrêter de rire. 

Mais surtout, c’est ma manière d’aborder et de pratiquer mon métier qui a changé.

Tout au long de ces 20 années, j’ai appris, tellement. En testant, en me trompant, en réussissant aussi. En me formant, en lisant, en découvrant. Mais surtout, en vivant cette fonction au quotidien. 

Donc, à cet instant où je regarde en arrière le chemin parcouru, pour fêter cet anniversaire professionnel, je m’amuse à partager les 20 leçons que je retiens de ce métier que je vis avec tout mon cœur et toute mon âme. 

Sommaire

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Nos études ne nous apprennent pas à être bon – leçon n°1

Nos années d’études nous apprennent des théories, que nous tenterons d’appliquer à la pratique, aux situations réelles auxquelles nous serons confrontés. Mais l’expérience nous montrera que la réalité est bien autre que ce que les livres ou les profs nous ont appris.

Au final, c’est la pratique qui fera la différence. Et c’est surtout vrai dans nos métiers. Il n’y a aucune certitude. Aucune situation ne se ressemble. On a beau travailler pour la énième fois sur un projet similaire, tout sera différent. Le produit, la clientèle, la durée d’existence, la taille de la base de données, les dernières promotions appliquées. Chacun de ces paramètres est à prendre en compte. Et ce qui fonctionnera une première fois ne fonctionnera pas de la même manière la fois suivante. Et ça, le seul moyen de le savoir et le comprendre est de l’avoir expérimenté. Maintes et maintes fois. On se trompe, on rectifie, on affine… et au fil du temps on devient meilleur, peut-être même qu’on finit par devenir bon.

Notre succès sera un mélange d’intuition aiguisée par le temps.

Alors évidemment que les études et formations entreprises sont un point de départ essentiel. Toutefois, ce n’est qu’en les confrontant à l’expérience que vous deviendrez vraiment capables d’en tirer le meilleur. Donc étudiez, tant que vous pouvez, mais surtout : appliquez, aussitôt que vous le pourrez. Et là, ce que vos cours vous ont expliqué prendra enfin tout son sens.

Et réjouissez-vous, car vous entrerez dans une nouvelle dimension qui est autrement plus exaltante que celle des livres et de la théorie !

On n’a jamais fini d’apprendre – leçon n°2

Très vite, j’ai eu la sensation d’avoir tout compris. De tout savoir… Ahhh, l’arrogance de la jeunesse ! Et puis, on se prend quelques grosses claques. Soudain, de nouvelles portes s’entrouvrent, de nouvelles méthodes surviennent. Un collègue nous partage sa méthode, qu’on applique à notre tour. On écoute une conférence qui nous offre un nouvel éclairage. Une lecture nous désigne un nouvel horizon. Parce qu’il faut sans cesse se renouveler. Les techniques, les outils, les manières de faire changent, et rien n’est plus excitant que de se plonger dans ces nouveautés. Pour s’améliorer, sans cesse, être à la hauteur, peut-être.

Personnellement, je n’ai jamais cessé de me former. D’ailleurs, du haut de mes 40 ans, je réalise, que jamais je n’ai autant investi en moi. Dans des formations, des coachings, des groupes de travail. Il y a tant à savoir, on n’a jamais fini d’apprendre. Surtout dans un métier dicté par tous ces changements incessants. Dans un métier où il faut aller aussi vite que les changements de l’algorithme de Google.

Donc, n’hésitez jamais à vous remettre en question. Ce sera votre meilleur moteur pour avancer.

Il y a autant de marketing que de marketeurs – leçon n°3

C’est un phénomène intéressant que je n’ai cessé d’observer. À l’inverse d’une science exacte, on est dans un métier d’intuition, de sensibilité, de situation, d’émotions. Tout ça cumulé ! Il n’y a pas une seule et unique manière de faire du marketing. Il y a autant de manières que de projets, de moments, de clients, de marques… et de marketeurs. En effet, chacun possède sa propre manière de le comprendre, de l’appliquer. C’est ce qui le rend ce métier si riche et différent à chaque fois.

Alors, comment savoir quel est celui qu’il vous faut ? Je dirais qu’il vous suffit d’écouter cette petite voix qui résonne, et qui saura vous dire si vous avez un bon feeling, si vous êtes sur la même longueur d’onde, si vous pensez partager les mêmes valeurs, la même vision. Si vous vous comprenez, alors il s’agit bien du marketing que vous attendez, celui qui vous ressemble. Sinon, le projet sera long, compliqué, il n’aboutira peut-être pas. Et vous ne pourrez que vous dire : je l’avais pressenti…

En référence à la leçon 3 de Sacheen ; il y a autant de marketing que de marketeurs. Un crayon rose qui de démarque par sa couleur parmi tous les autres crayons blancs.

L’intuition pèse autant que les chiffres et l’analyse – leçon n°4

Combien de fois ai-je immédiatement senti, ressenti, compris une situation et les solutions à appliquer ? Bien entendu, comme tout marketeur qui se respecte, j’ai analysé d’abord, avant de dire tout haut ce que je devinais tout bas. Étude de marché, analyse de la concurrence, statistiques et bases de données. Qui m’ont parfois donné un nouvel éclairage, mais bien souvent n’ont fait que valider ce que mon intuition avait dicté.

N’oublions jamais que notre discipline est faite de logique et de bon sens, et que si l’on se donne vraiment la peine de comprendre, avec justesse, sincérité et les yeux grands ouverts, alors on tient déjà le premier bout de la solution.

Attention, je ne dis pas que l’analyse ne compte pas. Je dis encore moins qu’il n’y a plus besoin de se plonger dans les chiffres. Mais je dis que cela vaut la peine d’écouter notre petite voix intérieure, car elle comprend au-delà de nos tableaux Excel. Elle comprend avec les tripes.

Si on se donne la peine de s’intéresser pour de vrai à la problématique soumise, on comprendra souvent l’essentiel. Qu’il nous suffira d’aller ensuite vérifier et valider par l’étude et la recherche. Ne faisons pas taire cette voix en nous. Écoutons-la… tout en nous assurant qu’elle est juste et authentique et non pas guidée par de fausses croyances ou expériences personnelles passées.

Excel est le meilleur ami du marketeur – leçon n°5

Haha, je vois déjà le sourire de tous les financiers parmi vous. Et la grimace de la majorité de mes étudiants. En effet, le marketing implique de la donnée. Beaucoup de données. Sur nos acheteurs, leur fréquence de visite, leur panier moyen, leur manière de commander, leur trajet sur notre site et leur comportement avant l’achat. Ceux qui viennent d’arriver et ceux qui sont partis. Les produits qui se vendent le plus, quand, à quel moment, achetés avec quel produit croisé ?

Je pourrais continuer sur des dizaines de lignes, mais vous avez compris le principe. On doit analyser. Et pour cela, il faut structurer nos données, les organiser, les trier, les filtrer, les croiser. Mon meilleur outil pour ça, c’est un magnifique tableau Excel. Je suis restée fidèle et traditionnelle, et ne suis pas encore passée à Google Sheets ou autres Numbers, car j’ai l’impression d’y perdre mes repères et plein de fonctionnalités. Mais le principe reste le même. Un tableau qu’on va manipuler dans tous les sens et qui fera ressortir une compréhension et des conclusions capitales pour faire nos recommandations.

Ceux qui ont suivi et ont retenu la leçon n° 4 sur l’intuition risquent de lancer que je suis en train de me contredire. Mais en fait non. Brasser nos chiffres et nos données, prendre le temps d’analyser va permettre d’isoler des éléments clés. De comprendre. Lorsque l’on sait où, quand et comment on est bon, facile ensuite d’appliquer nos meilleures stratégies marketing ou commerciales, puis de les répliquer encore… pour au final vendre davantage. Cela semble évident, non ?

L’empathie, la première compétence à développer – leçon n°6

Savoir se mettre dans la peau de son consommateur est certainement la seule manière de bien réussir dans un rôle marketing. Le comprendre, comprendre ce qu’il recherche et ce qu’il attend vraiment d’une marque, d’un produit ou d’un service. Ce qu’il nous dit, ce qu’il nous montre… et surtout ce qu’il ne dit pas, ou n’a pas encore exprimé.

Alors parfois, c’est compliqué. Car notre cible est éloignée de nous, de notre culture, des univers qu’on fréquente. Mais ce n’est en aucun cas une excuse ! À nous, marketeurs, de faire l’effort et nous glisser dans ses baskets.

Cela passe par de l’intérêt et de la curiosité pour l’autre. Nous intéresser à lui, pour de vrai, avec sincérité, je dirais même avec affection.

Lui poser des questions, et écouter ses réponses. Lorsqu’elles ne sont pas claires, demander et creuser encore. Au final, notre consommateur, on doit finir par le connaître comme si c’était un proche, notre meilleur ami, comme si c’était nous. Sans filtre et sans œillères.

Est-ce que c’est facile ? Absolument pas, car ça demande une grande dose d’empathie, d’écoute, d’humanité et de générosité.

Est-ce que c’est important ? Oui, essentiel même. C’est la seule chose qui compte. Alors ne négligeons ni le temps, ni les efforts à entreprendre. Et intéressons-nous pour de vrai au seul individu qui compte : notre consommateur. Qu’il soit utilisateur, acheteur ou prescripteur.

Un petit coeur pour la leçon n°6 ; l'empathie est la première compétence à développer

Le pouvoir d’achat n’est pas toujours un indicateur fiable – leçon n°7

Il n’y a pas si longtemps, lorsque l’on segmentait, la catégorie socio-professionnelle et le revenu représentaient l’un des premiers indicateurs fiables de la cible à toucher.

Mais ça a bien changé. L’accessibilité au marché de la seconde main, l’économie participative, le marché gris, les discounters. La notion de priorités a pris le dessus sur celle du pouvoir d’achat. Pour preuve, regardez tous ces ados qui exhibent le dernier iPhone ou les derniers AirPods. Ces étudiants avec un magnifique sac Gucci ou Louis Vuitton. On ne parle plus ici de pouvoir d’achat. Mais d’accessibilité à un produit qui fait rêver et devient nécessité.

Ces consommateurs mettront en avant la valeur que le produit leur apporte. Ensuite, ils chercheront la solution. Et bien souvent, alors, le sujet du prix n’en est plus un.

Un produit, ce n’est pas forcément un objet – leçon n°8

Le marketing de service a pris tellement de place. Celui de l’humain aussi.

On vend du coaching, des accompagnements, des cours, des formations, des moments d’écoute, des idées, des projets, des concepts, des idoles. Parmi cette liste, rien de palpable, rien de physique. Et pourtant, ce sont des produits. Qui se décrivent, s’argumentent, se présentent, se paient, et donc se vendent.

Mais finalement, est-ce bien différent ? Non, mettre ces services en scène, en faire des offres à proposer, cela reste du marketing. On agit de la même manière puisque c’est avant tout les spécificités et propriétés de ces produits, leur valeur ajoutée et leur différenciation que l’on mettra en avant. 

Donc, que l’on parle de marketing de service, de marketing personnel, ou de marketing de soi, les étapes sont identiques. On va étudier le marché et la concurrence. Travailler le positionnement, l’identité et la marque. Développer l’offre et la gamme. Puis penser stratégie de mise sur le marché afin de rendre cette offre visible, d’intéresser nos prospects, et les amener à l’achat.

C’est bien ce que je disais : c’est exactement pareil. Un produit est un produit. Qu’il puisse tenir dans la main… ou pas !

Notre salaire n’est pas notre meilleure rémunération – leçon n°9

Je dirais même : au contraire ! Bien sûr, l’argent reste important en tant que rétribution de la valeur que nous apportons à notre entreprise, à nos clients. Mais si on regarde en arrière, nos succès, les moments forts de notre aventure professionnelle, ce qui reste n’est pas le montant de notre fiche de paie.

Ce qui reste en mémoire, c’est le partage, les succès, les rencontres, tout ce qui nous a rendus riche d’instants, de souvenirs et d’expériences. La fierté et la satisfaction d’une augmentation de salaire dureront quelques jours. Un moment fort ou un succès, on s’en souviendra encore 20 ans après avec des frissons sur la peau. Je vous garantis que je sais de quoi je parle…

Dans mes moments mémorables, je mettrai ce jour où j’ai vu briller de fierté les yeux d’un chef que j’admirais. Ou à chaque fois que je lis de l’émotion dans ceux d’un client qui me remercie pour les résultats obtenus, parce que sinon, il n’y serait pas arrivé. Pour moi, ça n’a pas de prix. Une accolade, un sourire, oui, c’est aussi ça, notre rémunération.

Ce sont ces sentiments qui m’ont guidé à plusieurs reprises vers le bénévolat. Qui font que je m’investis tellement et donne mes heures et mes journées sans compter. Parce que le résultat, la joie de l’autre, l’atteinte des objectifs, sont autant de rémunérations qui valent de l’or. Parfois davantage que l’addition d’une série de nombres sur un compte bancaire.

Leçon n° 9 de Sacheen Sierro ; notre salaire n'est pas notre meilleure rémunération.

Le digital n’a finalement rien changé – leçon n°10

Aïe, dit comme ça, ça sonne faux et je vous vois déjà sursauter. Attendez que je m’explique. Alors que le digital a justement bouleversé notre manière d’activer le marketing, que ce soit en termes de publicité, de moteurs de recherche, de budget, d’accès à l’information et d’e-commerce. Évidemment, tout a changé.

Et pourtant : le cœur de notre discipline est resté le même. S’intéresser au consommateur, le comprendre, développer pour lui les offres, produits et services qui répondront à ses besoins. Puis travailler la notoriété, la conversion, la fidélisation, la recommandation. Tout cela n’a pas changé.

En fait, c’est la mise en application de nos actions qui s’est transformée. Les actions, leur portée, le contrôle, l’analyse et le suivi, voilà ce qui a radicalement été modifié ces dix dernières années.

Chaque jour, je me réjouis de voir évoluer mon métier dans sa forme. Mais pas dans son fond. 

Les 4P ne suffisent plus – leçon n°11

Tous ceux d’entre nous qui ont appris le marketing de manière académique sont passés par Philip Kotler, en lisant et relisant les nombreuses éditions de son Marketing Management et ses 4P. Moi la première, j’ai longtemps cru dur comme fer à ces 4 piliers du marketing-mix.

Et puis, le numérique est arrivé. Avec ses besoins spécifiques. La preuve sociale. La virtualisation de la relation client. Les paiements sécurisés en ligne. Les chatbots. À l’heure du e-commerce, de nouveaux P sont à considérer, qui viennent s’ajouter aux quatre premiers.

On parle sans cesse de consumer experience, d’UX. Pour considérer le parcours d’achat et le confort et l’expérience de nos utilisateurs, le P du Process est essentiel. S’assurer du niveau de notre service client, des facilités de paiement, de l’efficacité et la rapidité de la livraison. Et de la disponibilité d’un service après-vente en cas de questions ou de retours.

La dimension morale, l’histoire et les valeurs d’une entreprise sont devenues les essentiels pour créer la confiance et l’engagement. Le P de People ne peut plus être ignoré, puisqu’il aborde justement la dimension humaine, les valeurs et les gens qui font notre entreprise.

Pour terminer, n’oublions pas tous les éléments de preuve qui ne peuvent plus taire l’impact du facteur de confiance, de la validation. Le P de Physical Evidence, l’ensemble des éléments de réputation, abordés par les médias sociaux, les influenceurs et autres ambassadeurs qui peuvent nuire en un clin d’œil à une réputation longuement construite.

Voilà pourquoi les oublier risquerait de nous faire passer à côté d’éléments majeurs de notre stratégie, que l’on parle de produits ou de services.

On ne voit bien qu’avec le cœur – leçon n°12

Empruntée à Antoine de Saint-Exupéry, cette phrase s’adapte aussi aux comportements de nos acheteurs. Traduction : on achète bien qu’avec le cœur. Avec des émotions, des sensations. L’émotionnel a pris le dessus sur les arguments rationnels depuis belle lurette. D’ailleurs, les arguments éthiques et moraux ont désormais la même importance. 

Qu’est-ce que cela signifie pour les marques et les entreprises ? Il faut mettre en avant des éléments et des arguments qui sauront s’adresser à nos sens, je pense à l’impact des couleurs, du design, du confort, de l’ergonomie. Ou le simple feeling ressenti à chaque contact ou interaction avec la marque. Tous les rois de l’inbound marketing l’ont compris et l’appliquent à merveille. Faire venir le client à soi, en entrant dans une relation qu’on pourrait qualifier d’affective.

Une bonne argumentation, une bonne description produit devra impérativement s’adresser à toutes les dimensions de notre consommateur. Dont celle du cœur.

Savoir s’entourer, voilà comment on devient fort – leçon n°13

Nos métiers deviennent de plus en plus pointus. Impossible d’être le meilleur en tout. Par contre, si on a autour de soi les experts qui complètent nos forces à nous, alors notre prestation sera la meilleure.

Je n’ai jamais été la meilleure pour gérer un compte d’exploitation, c’est ainsi que j’ai un super partenaire contrôleur de gestion. Jamais je ne me suis amusée à faire du graphisme, parce que c’est un métier en soi, que je respecte et admire leurs compétences. Ou encore, je ne me suis jamais amusée à gérer des campagnes Google Ads, parce que ceux dont c’est le métier ont des résultats et un ROI bien supérieure aux miens.

Alors je me suis entourée d’experts, chacun dans leurs disciplines. Et c’est sans doute un autre avantage de ces 20 longues années, avoir construit un réseau large d’une grande richesse.

Voilà aussi le moment de parler de délégation. On ne peut pas être bon dans tout. On ne peut pas non plus avoir du plaisir dans tout. Une excellente coach de mon entourage parle souvent de « zone puit », ces tâches qui nous prennent toute notre énergie, que l’on repousse sans cesse, et qu’on ne fait même pas bien quand on s’y met finalement. Comptabilité, administratif, réseaux sociaux, écriture… ce sont tellement de compétences et de disciplines différentes. Chacun ses forces et ses zones puit. L’important est de les identifier et les accepter.

Alors, et si on se concentrait sur ce que l’on sait vraiment faire, afin de libérer du temps pour ces domaines dans lesquels on excelle ? Ce qui implique alors de confier à ceux dont c’est la force ces domaines qui nous ralentissent.

Au quotidien, je collabore avec tout un réseau d’experts. Et je découvre chaque jour à quel point ils sont plus efficaces, qu’ils sont meilleurs, car c’est leur domaine de compétence et que leurs connaissances sont plus pointues. Être un généraliste c’est bien, mais à mon sens, cela ne suffit plus. J’en profite pour remercier ma super équipe qui me permet de proposer des prestations aussi variées et de qualité.

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La curiosité, notre meilleure alliée – leçon n°14

Pour s’immerger dans son sujet, il faut être curieux. Surtout, que nous abordons bien souvent des thématiques nouvelles, dans des domaines ou des industries que nous découvrons.

Alors, il faut être curieux. Observateur. Tout le temps. Lire, fureter, fouiner. L’œil ouvert, l’oreille aux aguets.

Jamais entrer dans un supermarché sans chercher son produit, et ses concurrents. J’ose presque dire que c’est de cette manière presque spontanée que se déroule la première étape de notre analyse de marché.

Packaging, prix, forme, design, odeurs, ingrédients. On observe et on analyse tout. On touche à tout aussi. Textures, parfums, sensations. Tous les sens en éveil. Oui, un marketeur est aussi un chercheur.

Alors, gardons à l’esprit qu’on ne devrait jamais sortir sans une bonne loupe. Et un cahier de notes.

L'image d'une femme qui a la curiosité de voir ce qu'il se passe, parce que comme le dit si bien la leçon n°14 de Sacheen ; la curiosité est notre meilleure alliée

Le nombre de likes, un indicateur peu fiable – leçon n°15

Au sein d’une communauté, il y a une majorité de silencieux. Des followers qui ne disent rien, ne parlent pas, ne commentent pas, ne likent pas. Au premier abord, c’est frustrant, inquiétant. Parfois, on remet tout en question, pensant qu’on fait fausse route.

Puis, en regardant les chiffres, on voit que notre communication a généré des appels, des achats, des prises de rendez-vous, du trafic.

C’est là qu’on comprend que la communauté était là, présente et attentive. Elle avait lu et apprécié. Mais sans le dire, sans l’afficher. En toute discrétion, tout simplement.

Peut-être par gêne. Voire par paresse. Parfois aussi, on ne souhaite pas clamer haut et fort son intérêt pour un produit. Imaginez un traitement esthétique, on ne souhaite pas forcément que tous connaissent ce petit secret de beauté.

Ou imaginez une marque décriée ou controversée. On n’aura pas envie d’annoncer visiblement notre position. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne va pas, ensuite, en catimini, procéder à l’achat.

Alors, nul besoin de faire la course aux likes, et regardons plutôt nos conversions. Car le seul indicateur de succès, c’est la croissance de chiffre d’affaires.

Leçon n°15 de Sacheen, le nombre de likes est un indicateur peu fiable, cette image représente une femme tenant un panneau de like.

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Les sujets qu’on ne connaît pas sont souvent ceux sur lesquels on est le meilleur – leçon n°16

Sortir de sa zone de confort a du bon, surtout dans notre univers professionnel. Un œil neuf, aiguisé, nous permet de voir avec acuité. Voire même, de voir ce que d’autres ne voient pas.

Ce que je dis là va un peu à contresens de nos réflexes. En effet, un sujet qu’on ne connaît pas bien nous donne parfois envie de renoncer. On craint de ne pas savoir, de ne pas le comprendre, ce marché. Le fameux syndrome de l’imposteur… Et pourtant, si on en revient à la 15ème de ces 20 leçons, notre curiosité, notre intérêt, seront nos premiers guides et nos premières sources d’information. Associé ensuite à la leçon n° 6, celle sur l’empathie, qui nous amènera à sonder, étudier et comprendre les attentes des acheteurs. Alors, ces deux éléments pourraient bien nous apporter ce qu’il nous manquait.

Comment ? Parce que si on ne connaît pas un domaine, on va passer tellement de temps à essayer de le cerner, tellement de temps à analyser les concurrents, les offres sur le marché, la manière de les vendre et de les proposer. À force de creuser, cela suffira à rapidement nous apporter les informations qui nous manquaient. Et nous serons alors à notre tour calés dans ce nouveau domaine.

En vrai, tout ça n’est que de la vente – leçon n°17

Je ne me suis jamais sentie l’âme commerciale. Ou vendeuse. Jusqu’à ce que je réalise que du matin au soir, un marketeur, il vend. Et que lorsque je prends la parole pour expliquer une idée, un concept, la manière dont nous allons procéder pour générer de la croissance ou de nouvelles ventes… alors je suis en train de convaincre. Donc de vendre.

Mais alors, que vend un marketeur ? Ses idées tout d’abord, pour faire valider les projets qu’il souhaite mettre en place. Son enthousiasme ensuite, car un marketeur est un motivateur, son charisme fera la différence pour emmener tout le monde à son bord. Et que dire de l’argumentation ? Pour développer et proposer un produit ou un service, on va le décortiquer pour apprendre à le raconter. Le storytelling, les mots que l’on annonce et développe, là encore, c’est de la vente. Et lorsque l’on prend la plume pour écrire sur le sujet… là encore, au final, on travaille un discours de vente.

Donc oui, de manière inattendue, le marketing c’est de la vente. Ni plus ni moins.

Notre expérience doit servir les autres – leçon n°18


Dans notre parcours professionnel, l’expertise arrive par l’expérience. À force de se tromper, de tester, d’essuyer des échecs, on gagne en compétences. L’important est alors d’en faire profiter et bénéficier ceux qui débutent. Afin qu’eux puissent, grâce à nous, gagner du temps et ne pas faire les mêmes erreurs.

C’est ainsi que j’enseigne le marketing dans de nombreuses écoles, et que dans mon agence de référencement éditorial Sémantisseo, nous recrutons des étudiants et des stagiaires, afin de les guider et les former au métier.

Et c’est pour cette raison également que j’ai créé mon programme de formation au référencement en ligne La visibilité par les mots, et une formation à l’outil Google My Business. Aider les autres à grandir procure un sentiment de gratitude inouï.

Programme de formation au référencement en ligne "La visibilité par les mots" - Sémantisseo

L’importance de l’éthique – leçon n°19

J’ai appris au fil du temps, à mes dépens parfois, que seule l’authenticité et la sincérité mènent sur la rampe du succès. Le marketing est une discipline qui doit être juste. Les promesses mensongères, les fausses affirmations nous mèneront droit dans le mur. 

J’appelle ça l’effet boomerang. En effet, notre consommateur se rendra très vite compte qu’il a été berné. En échange, il ne reviendra plus chez nous, tournera le dos à notre marque et nos produits. Pire, il en parlera de manière négative autour de lui.

On ne le dira jamais assez, la notion de confiance est devenue essentielle et prioritaire. Il faut jouer carte sur table. Franc jeu depuis le jour un.

Voilà ce que j’entends par le sens de l’éthique. Être vrai, transparent, droite et juste. Sans jamais, ô grand jamais, déroger à la règle.

Finalement, et si tout était question d’amour ? – leçon n°20

Pour être bon, il faut aimer ce que l’on fait, la manière dont on le fait, et ceux pour qui on le fait.

Pour entamer une relation de longue durée avec son consommateur, il faut le respecter, lui donner de notre temps, lui accorder de l’attention… Est-ce que cela ne revient pas à dire qu’il faut l’aimer ?

Lorsque notre client n’est pas content, là encore il faut l’écouter, lui accorder notre attention. Sans jugement, dans la bienveillance et le respect. Lui demander pardon… Et se remettre en question.

Les produits que l’on vend, il faut les considérer avec amour, comme si l’on tenait entre nos mains notre bien le plus précieux. Il faut les maîtriser, jusque dans leur moindre détail. S’ils ne sont pas bons, prêts et aboutis, alors ils ne sont pas dignes d’être mis dans les mains de nos consommateurs. Règle absolue ! Cela passe par le souci du détail, l’envie d’aller toujours plus loin, le plaisir du travail bien fait.

Mettre de l’amour dans ce que l’on fait, finalement, ça change tout. Et c’est ainsi que nous aimerons notre client comme nous-même…

Leçon n°20 et si finalement tout était une question d'amour ? Ces deux pages d'un livre qui forme un coeur, n'est-ce pas une belle représentation de cette leçon?

Conclusion

En fait, j’aurais pu continuer longtemps encore… compliqué de se limiter à 20 leçons tandis que chaque jour de ces années passées m’en a appris tellement. Mais je trouvais sympa et cohérent de faire rimer 20 ans de métier avec 20 leçons apprises et retenues.

Sans doute que certaines de mes affirmations vous ont fait bondir. Tout ceci n’est évidemment que ma vision et n’engage que moi. Vous avez peut-être des opinions différentes ou contraires, et je m’en réjouis. N’hésitons pas à confronter nos idées et notre vision à la prochaine occasion. Je pourrai ainsi poursuivre ma liste.

Même si parfois ces leçons se sont imposées à moi avec violence et à la dure, je ne regrette aucun échec, aucune erreur. Oui, j’ai adoré chaque minute de mes 20 années. J’ai apprécié tous ces apprentissages, avec l’impression de grandir et m’améliorer à chaque étape. 

Je vous souhaite à tous, avec une pensée spéciale à tous les jeunes marketeurs que je croise dans mes cours et formations, je vous souhaite à votre tour, 20 belles années d’apprentissages.

Je vous souhaite autant de plaisir à découvrir toutes les facettes de ce métier. Et je me réjouis du prochain qui me listera ses 20 leçons apprises en 20 ans de métier.

Merci de votre lecture, merci de vos retours, je me réjouis de vos commentaires et partages…

À très vite pour une nouvelle lecture dédiée au marketing. Sur mon tout nouveau blog, autour d’un café, en ligne ou ailleurs…

Sacheen

P.S. Je m’apprête à lancer une série de courriers marketing pour partager ma vision et mon métier. Si ma petite liste de ces 20 leçons vous a plu, si vous êtes intéressés de continuer à discuter, vous pouvez vous y inscrire sur mon site sans tarder. Au plaisir de vous lire et de vous accueillir.

Mes courriers marketing
Faites grandir votre entreprise, grâce à des études de cas marketing concrètes.

Si vous me donnez quelques informations sur vous, nous nous sentirons plus proches dans nos échanges.
Mais sentez-vous libres 😉

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